Un avis objectif : un nœud volumineux et symétrique,
triangulaire, quasiment équilatéral, obtenu par un tour
supplémentaire imprimé à la cravate par rapport au four in hand
classique.
Quand porter un
noeud simple ?
Notre avis : jamais. Les Windsor sont l'une des
pires inventions en matière de cravate. En les voyant, on ne peut
que penser que le duc de Windsor a bien fait d'abdiquer, parce que
quelqu'un qui a inventé ça est capable de tout. On peut dire à sa
décharge qu'il n'est pas responsable de la horde de gens qui se sont
rués sur ce nœud sans prendre même la peine de vérifier s'il avait
un air civilisé, et qu'il a dû être le premier gêné de voir son nom
attaché à ce nœud qu'il a désavoué par la suite (nous l'inventons
pas, il l'a dit lui-même : «Ne portez plus de Windsor, j'ai été trop
et trop mal imité»). Certains prétendent que le Windsor est
nécessaire pour étoffer son nœud, en cas de cravate trop fine.
Foutaises : un Prince Albert ou un croisé remplit parfaitement cette
fonction. On a pu dire aussi que le Windsor servait à remplir
l'espace des cols italiens. Ça tombe bien, nous sommes également
contre les cols italiens.
Historique
Le Windsor n'a pas été inventé par le duc de
Windsor, mais involontairement popularisé par lui dans les années
1930, lorsqu'il était encore prince de Galles, et qu'il avait un
faible pour les nœuds larges (de cette époque date également le
Grant chester). Nous disons bien «involontairement», car tout porte
à croire que le Windsor n'a jamais été porté par le duc de Windsor.
Ses nœuds larges étaient obtenus, non pas par un tour supplémentaire
par rapport au nœud simple, mais par une épaisseur inhabituelle de
la cravate elle-même.